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Ne doit pas être confondu avec . Page d'aide sur l'homonymie Pour autres villes ayant eu ce nom latin, voir .

Alexandrie est une ville en . En 2010, elle comptait plus de 4 300 000 habitants. Elle a été fondée par en Dans l’, elle a été la , un grand centre de commerce () et un des plus grands de la centré sur la fameuse , qui fonda sa notoriété. C'est actuellement la deuxième ville la plus peuplée du pays après .

La ville d’Alexandrie est située à l'ouest du , entre le et l’. Cette dernière était rattachée à la création de la ville par l’, sorte de digue servant aussi d’, qui a permis non seulement l’extension de la ville mais aussi la création de deux .

Les ruines antiques ainsi que la nouvelle bibliothèque de la ville ont été proposées en 2003 pour une inscription au patrimoine mondial et figurent sur la « liste indicative » de l’ dans la catégorie patrimoine culturel.

Sommaire

Article détaillé : .

Origine et période lagide[ | ]

Article détaillé : .

Fondée en - par , la cité a été durant l' la plus grande ville du . Surnommée le « comptoir du monde » par , elle formait un pôle commercial majeur, aboutissant à la formation d'une population de l'ordre d'un demi-million d'habitants, presque inégalée durant l'. De plus, la ville était la capitale du , ce qui lui donnait un rôle de premier plan dans la gestion administrative de l’ et dans l'histoire de la .

Domination romaine[ | ]

Article détaillé : .

En , les troupes de  ; le feu se propage aux entrepôts et selon différentes interprétations, celui-ci détruit une partie de la ou l'épargne. met fin, après la bataille navale d' en , non seulement aux guerres civiles romaines (liquidation de Marc Antoine), mais aussi à l'indépendance égyptienne (jusqu'au ). La province est gouvernée par un . Après les premiers temps de l'annexion, la ville semble avoir regagné de la prospérité du fait de la domination directe par le pouvoir impérial car le blé d'Égypte est essentiel pour les distributions à la plèbe romaine. C'est un important port militaire. En , visite la cité, et à la suite de satires, commande à ses troupes de tuer tous les hommes en âge de porter une arme. Cet ordre ne sera pas exécuté ; il aurait été matériellement difficile pour sa garde, certainement moins de 5 000 hommes, d'éliminer environ 200 000 adultes physiquement capables de se défendre.

Se place alors une énigme : en , l'empereur romain Caracalla, comme beaucoup d'autres, visite le tombeau d'Alexandre, l'un des principaux monuments de la cité ; il essaye même sa cuirasse ! Mais en l'an , un auteur déclare que plus personne ne sait où est le tombeau d'Alexandre.

En ce même , l'ancienne cesse d'être enseignée et comprise. L'usage de la disparaît également. De plus, entre 330 et 640, plusieurs et dévastateurs déciment la population, notamment lors du . Un de ces tsunamis pourrait, selon l’une des hypothèses invoquées, être responsable de la destruction du célèbre .

Avec la fondation de , le blé d'Égypte est dirigé vers Constantinople, tandis que Rome s'approvisionne en Afrique du Nord. À la dernière en 395, la ville fait partie de l'. Alexandrie reste le centre administratif de la province.

Avec la de l'Égypte, Alexandrie devient un centre culturel et religieux important. , prêtre d'Alexandrie et formulateur de l', et , proche du pouvoir de , s'opposent sur la . De plus en plus, au cours du , la ville se rapproche du reste de l'Égypte et peu à peu, décline en population et en splendeur. Dans toute la province les impôts sont écrasants et bien des contribuables abandonnent leurs biens et se font ermites dans le désert ou entrent dans des monastères pour échapper au percepteur.

À la fin du commencent les persécutions des . et statues sont détruits dans tout l', les rites païens sont interdits et punissables de mort (mesure qui ne sera jamais appliquée), les écoles de philosophie païennes sont fermées. En , donne l'ordre de détruire les temples ou de les transformer en églises. Le s'attelle à cette tâche dans la ville. , brillante et , est tuée en 415 par des chrétiens fanatiques. Ces événements marquent le déclin de l'école d'Alexandrie, dont les savants et une partie des savoirs vont être progressivement recueillis par , qui devient à son tour un foyer majeur des sciences et de la culture.

Les quartiers et sont détruits au , et leurs monuments centraux, le et le , tombent en ruine. La vie s'organise alors autour de l'emplacement du Sérapéum (rasé et remplacé par une église) et du . Les quartiers du et de l' regagnent de la population et restent intacts.

La conquête arabe[ | ]

Article détaillé : .

Alexandrie est conquise par les Perses en par , roi de . La ville est récupérée par l'empire vers . En , le général entreprend un siège d'une quarantaine de mois. La cité n'obtient aucune aide de  : l'empereur meurt et le nouvel empereur qui ne règne que quatre mois, laisse le pouvoir à son fils de onze ans. Le 17 septembre 642, Alexandrie, évacuée par les Grecs, est livrée par le patriarche Cyrus aux troupes de ‘Amr. C'est à cette époque que la aurait été détruite, abandonnée et livrée au pillage. Malgré une vaine tentative de reconquête byzantine en , la ville restera désormais sous domination arabe. Les Grecs qui partent d’Égypte étant surtout des commerçants, le régime de la propriété du sol n’est pas modifié, et les Arabes reçoivent une solde surtout en nature. Ils assurent une garde par rotation à Alexandrie face à la mer et à face au désert. 'Amr écrit au qu'il a pris une cité contenant :

  • 4 000 palais,
  • 4 000 bains publics,
  • 12 000 vendeurs d'huile fraîche,
  • 12 000 jardiniers,
  • 40 000 juifs qui paient tribut,
  • 400 théâtres ou lieu de divertissement.

Avec les Arabes disparaît pratiquement l'ancienne langue égyptienne, ainsi que le savoir antique amassé dans la cité, en particulier à la .

Destruction de la bibliothèque d'Alexandrie[ | ]

Article détaillé : .

La date précise de la destruction de la , fondée en -288, fait débat. Elle est définitivement détruite au plus tard entre -48 et 642.

La période médiévale[ | ]

La période médiévale d'Alexandrie reste, jusqu'à ce jour, peu étudiée. La ville a été décrite par les auteurs contemporains arabes. y fit étape avant de se rendre au Caire et y fonda un , une fondation de main morte, au XIIe siècle : le document de fondation, l'un des plus anciens de son genre, fut retrouvé il y a peu de temps dans des archives de la ville, qui se trouvent désormais au Caire. Alexandrie fut investie par les forces de la (1217–1221) et fut pillée lors de la (1365).

Le débarquement de Bonaparte et sa campagne d'Égypte (1798-1801)[ | ]

La est une expédition militaire menée par le général de à , afin de s'emparer de l'Égypte et de l'Orient, dans le cadre de la lutte contre la , l'une des puissances continuant les hostilités contre la .

Elle se double d'une expédition scientifique, de nombreux historiens, botanistes, et dessinateurs accompagnant l'armée afin de redécouvrir les richesses de l'Égypte.

Le , le corps expéditionnaire français quitte  : plus de 400 navires de tous gabarits, 40 000 hommes et 10 000 marins qui s'emparent de le 11 juin, puis arrivent en vue d'Alexandrie le 30 juin. La flotte française y est avertie par le consul français que quatorze vaisseaux anglais de sont passés là trois jours avant. Devant cette menace, Bonaparte hâte le débarquement des troupes et choisit l'anse du Marabou pour le réaliser. Les chaloupes amènent des soldats jusqu'à la nuit. Entraînant ces troupes vers Alexandrie, Bonaparte arrive devant les murs de la ville à 9 heures du matin le 2 juillet, lance l'attaque et conquiert la ville qui se rend avant la nuit. Le reste de l'expédition peut débarquer dans le port. La flotte de guerre, trop imposante pour entrer dans le port, va s'ancrer dans la large baie d' à une vingtaine de kilomètres plus à l'Est. C'est là qu'elle est débusquée et par Nelson un mois plus tard.

Un an plus tard, toujours sur la flèche d'Aboukir, le , une flotte turco-britannique de soixante navires met à terre une troupe de 16 000 hommes, sous le commandement de Mustapha Pacha. Celle-ci est vigoureusement refoulée à la mer le par , dont c'est le dernier fait d'armes avant son retour en France. Car le 23 août, laissant le commandement à , Bonaparte s’embarque à Alexandrie pour la France sur la frégate , avec ses généraux , et , ceci après avoir lu des journaux britanniques où il apprend les récentes défaites du Directoire.

L'invasion des Français en Égypte s'achève avec le siège d'Alexandrie du 16 août au . Après la chute du le 27 juin, les dernières troupes françaises acceptent à leur tour de se rendre. Selon les termes de la reddition, tous les navires et l'artillerie disponibles ayant été remis aux Britanniques, ils sont autorisés à garder leurs armes et leurs bagages personnels et sont renvoyés en France à bord de navires britanniques.

Histoire contemporaine[ | ]

À l'époque moderne, la ville d'Alexandrie connut une expansion importante. En effet, la ville médiévale se trouvait sur la terre ferme, fortifiée par une enceinte.

La ville moderne a été construite sur les ruines de la ville antique ce qui rend les fouilles difficiles.

En , au cours de la , la ville est bombardée par la britannique et occupée.

En et , la ville vit les heures fébriles de la menace de l' de et des phalanges de . Alexandrie qui abrite le quartier général du commandant en chef , voit défiler les troupes de tout l'. À la fin de l'été les parviennent à , à une journée d'Alexandrie ! Le soulagement est immense le quand ceux-ci sont refoulés définitivement après quelques semaines de combats acharnés.

La ville est dessinée par selon des (en damier).

Ses monuments les plus importants sont le gymnase, le discatérion (tribunal), le (ou Séma, tombeau d’Alexandre). Le palais couvre un quart de la ville : de construction légère, il forme (musée, bibliothèque, théâtre). Le port est séparé en deux par une jetée (Heptastade) qui réunit la ville à l’île de où se dresse le Phare, construit par . L’eau du est distribuée par un réseau serré de canalisations branchées sur un canal.

La colonne de Dioclétien (colonne de Pompée)[ | ]

Colonne de Pompée

Article principal : .

Après sa défaite par Jules César dans la guerre civile, Pompée se sauve en Égypte où il est assassiné en  ; les voyageurs médiévaux ont cru plus tard qu'il devait être enterré ici. En réalité, il s’agit d’une colonne en granit rouge d’ de vingt-cinq mètres de haut, d’une circonférence de neuf mètres, construite en l'honneur de l'empereur à la fin du . Diocletius a capturé Alexandrie après l’avoir assiégée.

Les Arabes l'ont appelé Amoud el-Sawari, colonne des colonnes. Cette colonne est le monument antique le plus grand à Alexandrie, à l'origine dans le temple du qui était par le passé une structure magnifique rivalisant le Sôma et le Caesareum.

Tout près, il y a des galeries souterraines où des taureaux sacrés Apis ont été enterrés, et trois sphinx.

Lors de l', les savants ont établi de nombreux rapports sur leurs travaux de , dont un sur la colonne dite de Pompée :

«  Extrait d'un rapport sur la colonne de Pompée, lu à l'Institut, par le citoyen Norry, 6 vendémiaire an 7.

Le petit nombre et la variation des mesures données jusqu'ici sur la colonne de Pompée, ont engagé les citoyens Dutertre, Protain, Le Peyre et Norry, à en recueillir exactement toutes les proportions.

Nous passons sous silence les moyens ingénieux employés pour y parvenir, et nous arrivons aux résultats.

Cette colonne placée sur une légère éminence s'élève sur un soubassement que les barbares ont en partie détruit, et dont on voit au centre le noyau formé d'un monument égyptien, d'environ quatre pieds de diamètre, et retourné, ainsi qu'on le juge par le renversement des hiéroglyphes qui sont gravés dessus, mais peu distincts.

On peut remarquer que la dégradation opérée sous le piédestal a produit un tassement inégal qui a fait pencher la colonne vers l'ouest, d'environ huit pouces ; et c'est peut-être ce tassement qui a occasionné la profonde cassure qui règne dans la circonférence de la partie inférieure du fût, et verticalement à l'est, dans une hauteur d'environ quinze pieds.

Quant à sa division, elle est de quatre parties, le piédestal, la base, le fût et le chapiteau. Il est vraisemblable, d'après un cercle de six pieds trois pouces de diamètre sur le plan du chapiteau, déprimé de deux pouces, qu'il y avait un socle et peut-être une figure qui couronnait le monument.

Quoique cet ordre soit corinthien par son chapiteau, il n'en a point la proportion grecque, parce que les diverses parties qui le composent ont été évidemment faites postérieurement au fût, et sans harmonie entr'elles : il parait également évident que le fût seul est antique, de proportion dorique ; et il est hors de doute qu'il aura été réédifié à quelqu'époque que l'on aura voulu signaler. Les autres parties sont d'un goût médiocre : le chapiteau est court, et n'est que massé ; la base qui est du profil attique, est mal proportionnée ; la plinte est beaucoup trop haute, et le piédestal est ridiculement petit sous sa colonne.

Toutes les parties de ce monument sont en granit poli et sont sensiblement altérées du côté du sud-est.

La hauteur totale de toutes les parties de la colonne est de quatre-vingt-huit pieds six pouces ; le piédestal a dix pouces ; Ia base cinq pieds six pouces trois lignes ; le fût soixante-trois pieds un pouce trois lignes, et le chapiteau neuf pieds dix pouces six lignes. Voici les mesures des diamètres du fût de la colonne puis à ses deux extrémités et dans sa partie moyenne à peu près vers le tiers : au bas, huit pieds deux pouces deux lignes ; au tiers, huit pieds trois pouces deux lignes ; près l'astragale, sept pieds deux pouces huit lignes.

Il ne restera plus rien à desirer sur ce monument, en réunissant à sa description le dessin qu'en a fait le citoyen Le Peyre.  »

— Extrait de la Décade égyptienne, premier volume, an VII, p. 33-35

Le tombeau d'albâtre[ | ]

Le tombeau d'albâtre

Le tombeau d'albâtre, situé dans le cimetière de Terra Santa, a été découvert en 1908 et restauré dans les . Seul le vestibule, constitué de trois blocs monolithes de calcite, subsiste du monument. Son emplacement à la jonction des deux grands axes de la ville antique, a amené à le considérer comme un vestige du d', mais les fouilles n'ont pas permis de confirmer cette hypothèse.

Les nécropoles[ | ]

Gabbari[ | ]

Le quartier moderne de Gabbari est à environ huit-cents mètres de la muraille antique, dans la décrite par lors de son séjour à Alexandrie vingt-cinq ans avant notre ère.

En 1996, lors de la construction d'un pont autoroutier reliant l'autoroute du Caire au port occidental, une série de tombes souterraines collectives dans la partie finale du tracé du pont a été mise au jour. L'importance et l'intérêt de cet ensemble ont conduit à un arrêt des travaux de construction du pont et le a chargé le d'en mener l'exploration et la entre juin 1997 et fin février 2000.

Dès le avant notre ère, la population alexandrine étant en augmentation constante, il fallut construire des tombes collectives permettant d'inhumer un plus grand nombre de défunts. Les entrepreneurs funéraires creusèrent donc dans les parois des niches numérotées dont le tracé, peint en rouge, permettait la découpe. Dans ces hypogées, on pouvait circuler pour se rendre au loculus de sa famille.

Catacombes de Kôm-el-Chougafa[ | ]

Les catacombes de constituent le plus grand site funéraire romain d'Égypte connu à ce jour. Leur découverte date du et en fait l’un des plus importants sites archéologiques d’Alexandrie. Ce , construit à la fin du , fut utilisé jusqu’au début du .

Ces tombeaux furent creusés dans la roche pour une riche famille pratiquant toujours la religion antique. Ils représentent la dernière construction principale existante de . Bien que les motifs funéraires soient de style égyptien antique pur, les architectes et les artistes ont été inspirés des modèles gréco-romain. Un escalier d'enroulement descend plusieurs niveaux profondément dans le sol, avec de petites chapelles s'ouvrant sur lui, meublées avec des bancs pour les visiteurs apportant des offrandes.

Des Grecs à nos jours, un lent processus de vieillissement a altéré les peintures murales des tombes. La coloration des pigments s'est lentement estompée et les peintures ont basculé dans l'illisibilité. En 1993 un changement d'hygrométrie modifie l'apparence des parois. Des traces de peintures apparaissent, révélant légèrement, au-dessus d'une des tombes du hall de , une fresque jusqu'alors inconnue.

Au centre de la façade, le disque solaire familier surmonte une frise de serpents ; à gauche et à droite deux serpents portent les couronnes de la et de la . Ce ne sont pas comme les cobras de ou de  : ils semblent être conçus comme une bande dessinée moderne. Dans la chambre du tombeau, le décor comprend , , , le prêtre dans sa peau de panthère, et le roi faisant une offrande aux défunts sous forme d'. Ces figures sont rendues dans le modèle gréco-romain. Aux scènes traditionnelles s’ajoutent les groupes supplémentaires de raisins, de têtes de méduse, et d'une variété de décors grecs et romains.

Nécropole d'Anfouchi[ | ]

Article détaillé : .

À l’époque gréco-romaine, cette zone située sur l’ancienne île de Pharos abritait un grand cimetière avec des tombes souterraines. De cette nécropole, seules cinq tombes souterraines sont encore visibles.

Le fort Qaitbay[ | ]

Article connexe : .

Dans les murs du fort Qaitbay.

L'île de Pharos séparait deux ports énormes. Situé à l’entrée nord du port de l’Est, le fort a été construit dans les par le sultan , sur l’emplacement du . Une des antique, le phare avait 135 mètres de haut avec approximativement trois cents salles. Par le centre était une double montée en spirale. La lanterne au-dessus du phare reste un mystère. Certains indiquent qu'il contenait un miroir en acier poli qui réfléchissait la lumière le jour, et le feu la nuit. D'autres indiquent qu'elle a été faite de verre transparent. Le phare a été détruit par un tremblement de terre autour de 1302/1303. À son emplacement, une mosquée a été construite, qui a été endommagée par un tremblement de terre au . Le fort Qaitbay est un bel exemple d' de l'époque en Égypte. Il a été construit au sous les ordres du sultan — un des derniers souverains mamelouks d'Égypte — dans le but de protéger la ville contre la menace de l'. Construit dans un style médiéval, le fort a été entièrement restauré en 2001/2002 ; il abrite le musée de la Marine qui contient des objets des batailles navales romaines et de Napoléon.

L'entrée se fait par un passage en granit rouge d'Assouan. Près de la mosquée, il y a un réservoir qui a été utilisé pour stocker l'eau en cas de siège. Adjacent au fort, l’Institut hydro-biologique contient une grande variété de poissons rares. Plus à l’est du quartier d’Anfouchi, il y a une petite nécropole de cinq tombes datant de l’époque ptolémaïque.

Le théâtre romain[ | ]

Le théâtre romain. Vue de côté Vue de face

C’est un petit , unique dans le pays. Le site est toujours en fouilles depuis 1970 avec la découverte de restes romains comprenant ce théâtre avec des galeries, des sections de plancher en mosaïque, et des sièges de marbre pour accueillir jusqu'à 800 spectateurs. Au temps des , ce secteur était un jardin de plaisirs. Le théâtre peut avoir été couvert pour servir d' à des œuvres musicales. Les inscriptions suggèrent qu'il a également été parfois employé pour des concours de . Le théâtre comporte treize rangées semi-circulaires de marbre blanc qui a été importé d'Europe. Ses colonnes sont de marbre vert importé d'Asie Mineure, et de granit rouge importé d'Assouan. Chaque côté est décoré d’un pavage géométrique de mosaïque. Elle a été conçu au .

Hors du théâtre, on peut voir des voûtes et des murs en pierre, des bains romains en briques et les restes de maisons romaines.

C'est dans l'enceinte de ce site qu'est installé le tout nouveau musée sous-marin en plein air pour exposer les pièces antiques – des sphinx, des obélisques, des colonnes papyriformes et des fragments de statues colossales - sorties des eaux de la Méditerranée par l'équipe du .

Près de ce site, vers la caserne des pompiers, un temple ptolémaïque dédié à () vient d'être découvert par une équipe d'archéologues égyptiens ; ce temple serait celui construit à la demande de la reine , épouse de . Environ six cents statues, dont plusieurs à l'image de Bastet, y ont également été découvertes.

Le port antique[ | ]

Articles connexes : et .

Les dimensions de la ville sont bien plus importantes que celles de la plupart des autres villes de l’Antiquité. Selon certains auteurs, l’enceinte entourant la ville était longue d’une quinzaine de kilomètres. Cette enceinte a été modifiée depuis sa construction ce qui pose problème pour les reconstitutions. En effet les remparts d’origine ont été agrandis à l’époque romaine et une autre enceinte aurait été construite au XIe siècle par le sultan . D’ailleurs plusieurs blocs du mur d’origine ont été réutilisés pour la construction du mur arabe.

L’Heptastade (en grec : sept stades, de longueur) qui relie la côte à Pharos a été construit par , le même qui a fait le plan de la ville. Grâce à l’Heptastade, la côte a été agencée de façon à ce qu'elle ait deux ports, l’un à l’est et l’autre à l’ouest. Cela est souvent le cas dans la civilisation grecque, pour faciliter l’arrivée des bateaux à voile, qui sont soumis aux aléas du vent.

La côte d’Alexandrie est une zone dangereuse et les bateaux en ont beaucoup souffert. Le port occidental () est large mais entouré d’une barrière de récifs mentionnée par et qui suit l’axe de l’île de Pharos. Il enfermait un autre port artificiel, le Kibôtos (grec : boîte, forme rectangulaire). Le port oriental (Grand-Port ou Portus magnus) est protégé par une presqu'île et par la pointe de l’île de Pharos où se trouvait le mais son approche est dangereuse car son entrée est très étroite. De plus elle est soumise aux vents du Nord-Est et la mer y est complètement ouverte jusqu’à l’entrée du port. Le projet de cartographie et de fouille entrepris à partir de 1992 par l’ dirigé par a permis d’en établir la carte et notamment de situer l’île d’Antirhodos, le port royal des galères et la péninsule du Poseidium formant les quartiers royaux, ainsi que des structures portuaires en face de l’Heptastade qui pourraient correspondre à une partie des arsenaux («navalia »).

Article détaillé : .

Le musée gréco-romain[ | ]

Musée gréco-romain

Article détaillé : .

Créé en 1892, le a été construit la première fois dans un petit bâtiment situé sur la route de Horreya. En 1895, il a été transféré à l'emplacement actuel près de la route de . Il abrite des milliers de reliques datant du -, notamment une magnifique sculpture en granit noir d', le taureau sacré des Égyptiens, des momies, des sarcophages, des tapisseries, objets offrant un panorama aussi fidèle que varié de la civilisation gréco-romaine sous la forme qu’elle a revêtue au contact de l’Égypte.

Le musée, actuellement en réfection complète, est fermé au public ; ses collections sont entreposées dans diverses réserves.

Le musée des bijoux royaux[ | ]

Installé dans un ancien palais du roi , il regroupe l'ensemble des bijoux et objets précieux ayant appartenu à la famille royale depuis le début du . Du jeu d'échecs de , serti de pierres précieuses aux 1506 diamants de la couronne de la reine , on s’imagine être dans un conte de fées.

Le musée national d'Alexandrie[ | ]

La façade du musée national

Article détaillé : .

Installé dans l'ancien américain, le permet d'observer de nombreux objets issus de différentes époques de l'Égypte : pharaonique, chrétienne, musulmane…

L'ancien blockaus du sous-sol est consacré à des antiquités de .

La villa Sepahi[ | ]

Construite dans les , la villa Sepahi est la seule d'Alexandrie construite dans le par un ingénieur architecte égyptien, .

Bien que figurant sur la liste des bâtiments à caractère historique du gouvernorat, elle est menacée de destruction en raison de la négligence de ses propriétaires.

Les jardins de Montaza[ | ]

Ces jardins sont entourés par de grands murs au sud, à l’est et à l'ouest, et d’une plage au nord. Ce secteur appartenait à la famille de Méhémet Ali, famille régnante du milieu du jusqu'en 1952. La construction a été commencée en 1892 par le roi Abbas II, qui a construit un grand palais appelé le Salamlek. En 1932, le roi a construit un plus grand palais et l'a appelé le Haramlik. Son fils, le roi Farouk, a construit la jetée sur la mer. Le reste de l’espace est constitué de jardins.

La Bibliotheca Alexandrina[ | ]

Bibliotheca Alexandrina

Article détaillé : .

La célèbre fut construite à l' et fut réputée pour la richesse et le grand nombre d'ouvrages qu'elle renfermait (estimé à 700 000 volumes). Les causes de sa destruction restent encore obscures et font débat. C'est à la suite d'un immense incendie que le feu avait ravagé les 700 000 volumes.

Dans le cadre d’un projet conduit conjointement entre l' et l'Égypte, la bibliothèque du monde méditerranéen () a été construite sur les ruines de l’ancien édifice antique. Elle devrait pouvoir accueillir environ 5 millions de volumes.

L'architecture de la Bibliothèque avait été minutieusement choisie à la suite d'un concours qui avait été organisé par l'Unesco ; c'est la proposition d'un bureau d'architecture norvégien qui avait été retenue. Le plan a été réalisé par l'ingénieur égyptien Mamdouh Hamza.

À côté de la salle de lecture se trouvent trois musées, cinq instituts de recherches ainsi que des salles d'expositions.

À l'intérieur de la Bibliothèque, les salles de lecture sont sur sept niveaux dont quatre sous le niveau de la mer. De hautes colonnes ornées de fleurs de lotus décorent l'intérieur des salles de lecture qui peuvent recevoir jusqu'à 2 000 personnes.

Un musée est réservé à des milliers d'anciens manuscrits, dont deux copies de la offertes par le à la Bibliothèque ainsi qu'une copie du livre de la . Il possède une copie identique de la et un livre du mémorandum de l'inauguration du comprenant des tableaux de la cérémonie du voyage des reines et des princes, dessinés par l'artiste du Ismaïl.

Le musée sous-marin[ | ]

Un rêve digne de Jules Verne pourrait devenir réalité à Alexandrie : un musée sous-marin pour contempler in situ les vestiges de sa cité antique. L'architecte français a participé en 2005 à un concours international en concevant une structure à moitié terrestre et à moitié sous-marine, ancrée dans la baie, face à la . Un filtrage de l'eau de la baie, polluée et chargée en alluvions, garantirait une bonne visibilité. L' ainsi que le secrétariat de la soutiennent ce projet qui devrait servir de porte-étendard au patrimoine culturel sous-marin mondial.

Monument aux morts turcs de Sidi Bishr[ | ]

Article détaillé : .

La plus importante mosquée de la ville est la mosquée El-Mursi Abul Abbas, située à côté du fort Qaitbay.

Article détaillé : .

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. est la bienvenue !

Climat[ | ]

Alexandrie bénéficie d'un climat aride, avec une pluviométrie annuelle de seulement 189 mm. Les précipitations n'ont lieu qu'en hiver, le mois le plus arrosé étant décembre avec 52 mm. Les températures ne connaissent pas de variations excessives et demeurent agréables quelle que soit la saison, grâce à l'effet modérateur de la mer Méditerranée.

Relevé météorologique d'Alexandrie-altitude: -2 m Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année Température minimale moyenne () 8,7 9 10,8 13,5 16,3 20 22,5 22,9 21 17,4 13,8 10,2 15,1 Température moyenne (°C) 13,4 13,9 15,7 18,5 21,2 24,3 25,9 26,3 25,1 22 18,7 14,9 20 Température maximale moyenne (°C) 18,4 19,2 20,4 24,4 26,7 28,8 29,9 30,1 29,6 27,5 23,9 20,1 24,9 Précipitations () 51 27 13 4 1 0 0 0 1 11 29 52 189

Source : Le climat à Alexandrie (en °C et mm, moyennes mensuelles)


Relevé météorologique de Alexandrie Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année Record de froid (°C)
date du record 0
1994 0
1994 2
1998 4
1997 7
1993 12
1997 17
1993 18
1983 14
1976 11
1996 1
1993 1
2004 0
1994 Record de chaleur (°C)
date du record 29
2010 33
1973 40
1958 41
1998 45
1961 44
1961 43
2002 39
1984 41
1996 38
1982 36
2007 29
1998 45
1961 Record de vent (km/h)
date du record 101
1981 130
1984 115
1982 101
1986 86
1985 86
1994 101
1986 86
1985 133
1992 119
1987 126
1982 104
1984 133
1992 Record de pluie en 24 h (mm)
date du record 40,53
1979 30,12
1967 10,44
1971 0,29
1980 0,17
1968 0,17
1968 0,03
1982 0,11
1964 0,14
1968 5,45
1979 20,64
1963 40,23
1962 40,53
1979

Source :


À l'origine[ | ]

À son apogée, la ville antique est peuplée de plus d’un million d’habitants : Grecs, Égyptiens, Syriens, plus tard Italiens. Les (cf. ) forment les deux cinquièmes de la population. Leur rivalité avec les amène souvent des troubles graves.

La ville s’administre en apparence elle-même (boulè, ecclèsia organisées selon le modèle athénien). Le magistrat le plus important semble le , qui apparaît comme le représentant des citoyens.

Elle est la seule véritable cité () d’Égypte. Centre politique du , elle abrite l’énorme bureaucratie qui administre l’Égypte. Elle est aussi le centre d’une activité économique intense (vases de terre cuite ou de métal, étoffes, , parfums, articles de luxes). Seul vrai port de l’Égypte sur la Méditerranée, elle importe du bois, des métaux, du marbre, du vin, de l’huile d’olive et exporte du blé, du papyrus, des toiles et mousselines de lin, des parfums et d'autres produits de luxe. Elle réexpédie des marchandises d’Afrique noire (ivoire, or, plumes d’autruche, esclaves, animaux sauvages), d’Arabie et d’Inde (épices, aromates, parfums, soie).

Aujourd'hui[ | ]

Plusieurs pays ont un consulat à Alexandrie : la …

L'ouverture du , en 1869, a marqué une nouvelle ère pour Alexandrie : elle devient la principale place de commerce du pays et son port, le premier du pays. Une société brillante et cosmopolite s'installe : Grecs, Italiens, Français, « Levantins », mais aussi minorités égyptiennes, comme les coptes et les juifs forment cette riche société, qui disparait en grande partie sous Nasser. La ville se prolétarise alors, avec l'afflux d'immigrés provenant de et de , dès 1967.

Au début du XXIe siècle, l'économie de la ville est fondée sur son port, son industrie et, malgré une dégradation certaine, le tourisme.

Le port d'Alexandrie (20,6 millions de tonnes en 1991) a un « hinterland » vaste et large. Il a le quasi-monopole des exportations égyptiennes, notamment du coton et importe les trois-quarts des produits étrangers.

Alexandrie est aussi une ville industrielle : raffineries, cimenteries, constructions navales, textiles, cuir, papier, industries alimentaires, chimiques et mécaniques.

Enfin, malgré la rareté des vestiges des périodes antique et islamique, Alexandrie est une grande place touristique. Station balnéaire au climat plus agréable que dans l'arrière-pays, elle attire chaque été les classes moyennes et aisées du Caire.

Alexandrie possède un aéroport (El Nouzha,  : ).

À noter enfin, une université égyptienne reconnue, ainsi que la présence de l', université francophone internationale créée en 1990.

La ville possède une longue tradition sportive, ayant organisé les et les . Elle possède de nombreux stades, comme le , l'un des plus anciens du pays, avec 13 660 places, le , l'un des plus grands du pays avec 86 000 places, ou encore le Stade El Max.

Il existe de nombreux clubs de football dans la ville, dont certains ont dominé pendant une époque le  :

De l'Antiquité au XIXe siècle Époque contemporaine

La ville[ | ]

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  • Consulat général de France à Alexandrie

  • La victoire

  • Un taxi d'Alexandrie

  • Le tramway d'Alexandrie

  • Statue place Saad Zahgloul

  • Rivage alexandrin le long de la jetée

Sites religieux[ | ]

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  • Cathédrale grecque orthodoxe d'Alexandrie

  • Cathédrale grecque orthodoxe d'Alexandrie

  • Cathédrale grecque orthodoxe d'Alexandrie

  • Cathédrale grecque orthodoxe d'Alexandrie

  • Une mosquée (détail)

  • Une mosquée (façade)

  • Mosquée Ibrahim Terbana

  • Mosquée Ibrahim Terbana

  • Mosquée Ibrahim Terbana

  • Mosquée Ibrahim Terbana

  • Mosquée Ibrahim Terbana

Musée national[ | ]

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  • Akhénaton

  • Pierre tombale

  • Têtes d'une statue de l'ancienne cité de Saqarrat

  • Statue de l'ancienne cité de Saqarrat

  • Statue de Sekhmet

  • Statue de l'époque gréco-romaine en Égypte

  • Bas-relief de l'époque gréco-romaine en Égypte

  • Poème en arabe, gravé sur une plaque en métal

  • Brûleur décoré selon l'art islamique

  • Statue-bloc d'un scribe

  • au centre d'une mosaïque ; œuvre découverte au théâtre Diana d'Alexandrie

  • Exemple d'art coptique

  • Statue de prêtre présentant l'-

  • corinthien

  1. en  : Ἀλεξάνδρεια, en  : Rakotə, en  : الإسكندرية, Al-ʼIskandariya.
  2. 2 917 327 habitants au recensement de 1986, 4 110 015 habitants au recensement de 2006, 4 388 219 habitants estimés en 2010.
  3. UNESCO Centre du patrimoine mondial, , sur whc.unesco.org (consulté le 6 mars 2018)
  4. A. Bernand, Alexandrie la Grande, Paris, Hachette, 1998, p. 280.
  5. C. Grandjean, G. Hoffmann, L. Capdetrey, J.-Y. Carrez-Maratray, Le monde hellénistique, Paris, Armand Colin, 2008, p. 104.
  6. , Histoire romaine, livre XXVI, chap X, p. 15 à 19.
  7. Franck Goddio et al.Trésors engloutis d'Égypte, catalogue de l'exposition, Paris 2007
  8. A. Eiweida (), 2007 : « Alexandria City Development Strategy for sustainable development », Villes en développement : bulletin de la coopération française pour le développement urbain, l'habitat et l'aménagement spatial no 75, mars 2007, p. 6-7.

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Bibliographie[ | ]

  • André Bernand, Alexandrie des Ptolémées, Paris, CNRS, 1995 ;
  • André Bernand, Alexandrie la Grande, Paris, Hachette, 1998 ;
  • Paul-André Claudel, Alexandrie. Histoire d'un mythe, Paris, Ellipses, 2011 ;
  • , Alexandrie redécouverte, Paris, 1998 ( ) ;
  • P. M. Fraser, Ptolemaic Alexandria, Oxford, Clarendon Press, 1972 ;
  • et al., Alexandrie, les quartiers royaux submergés, London, Periplus Publishing Ltd., 1998 ( ) ;
  • et al., Trésors engloutis d'Égypte, Paris, 5Continents/Le Seuil, 2006 ( ) ;
  • Arthur de Graauw, « Port engineering aspects of the Magnus Portus in Alexandria », PIANC Bulletin, Brussels, no 103,‎ 2000, p. 31-41 ;
  • Isabelle Laborie, Rayonnement des sciences à Alexandrie, catalogue d’exposition « La Gloire d’Alexandrie », Agde, 1998
  • Valerio Manfredi, Anne Logeay, Claudine Le Tourneur d'Ison et al., « Alexandrie : au cœur d'une cité légendaire », Historia, no 767,‎ novembre 2010, p. 17-48.
  • Strabon, Géographie. Tome XIV: Livre XVII, 1re partie (L'Égypte et l'Éthiopie nilotique), éd. B. Laudenbach, Les Belles Lettres, Paris, 2015, §6-10.

Articles connexes[ | ]

Liens externes[ | ]

  • , , CNRS, 17 mars 2014, Musée du Louvre





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