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Amélie Nothomb dans

Amélie Nothomb dans "La grande librairie", sur France 4, le 1er septembre 2011 (BALTEL/SIPA)

  

RENTRÉE LITTÉRAIRE. On l’attendait. Comme chaque année. Le voilà. .

 

Ayant été relativement déçu par les derniers opus, j’attendais la résurrection de mon écrivaine favorite. J’aime son style, mais par-dessus tout son personnage, car plus qu’une écrivaine, c’est un véritable personnage qu’on va chercher en la lisant.

 

Me voici donc muni, tout plein d’espoir, de mon fabuleux sésame : "Barbe bleue". Une réadaptation du conte de Perrault que je n’ai jamais lu. Je suis déjà rassuré de n’avoir pas à me plonger dans une histoire que j’aurais déjà lue.

 

Au premier abord, je suis plus que séduit par la première de couverture et sa sublime photo de l’auteure, mais je suis on ne peut plus sceptique quant au résumé de la quatrième "La colocataire est la femme idéale" (certainement pas la citation la plus adaptée, mais admettons), et inquiet quant au titre aux airs de déjà-vu.

 

"Barbe Bleue", 21e roman d'Amélie Nothomb (ALBIN MICHEL)

 

Je me plonge alors dans la lecture, et comme souvent avec Amélie, je suis captivé. Je lis le livre d’une traite (la brièveté aidant). Me voilà (déjà ?) à la fin.

 

Un appartement mystérieux

 

Au début on a un peu de mal à accrocher: Saturnine cherche un appart' à Paris. Quelle galère. Elle tombe sur l’offre à ne surtout pas rater. Une colocation à 500 € pour 40 m² dans le 7e arrondissement. Elle ne savait juste pas où elle mettait les pieds. Elle est bien entendue préférée aux autres candidates :

 

"Les gens ne sont jamais aussi contents, désormais, que quand on leur affirme que le mal n’existe pas. Mais non, les méchants ne sont pas de vrais méchants, le bien les séduit, eux aussi." (p.127)

 

S’en suivra un échange entre la jeune femme et son hôte Elmirio, dont la "grandesse" n’a d’égal que son autosatisfaction. Elmirio a un secret. Saturnine est prévenue dès son arrivée :

 

"Ceci est la porte d'entrée de la chambre noire, où je développe mes photos. Elle n'est pas fermée à clef, question de confiance. Si vous y pénétriez, je le saurais, et il vous en cuirait." (page 15 : arrivé à la fin du livre, j’ai trouvé le terme "cuirait" très drôle)

 

Et là on se dit que forcément, elle va l’ouvrir à un moment où un autre. On veut impatiemment savoir ce qui se cache derrière cette porte. Les élucubrations vont bon train. On sait d'ores et déjà que 8 femmes ont disparu avant elle… Peut-être cette porte cache-t-elle les 8 cadavres ? Alors on lit jusqu’à la fin. On veut savoir ! Ouvrira, ouvrira pas ? Mortes ou pas ?

 

Mais c’était sans compter sur la capacité de résistance à la curiosité inouïe de la jeune femme…

 

Amour luxueux et fin décevante 

 

Quoi qu’il en soit, très vite, notre Elmirio tombera amoureux de la demoiselle. Amour qui se révélera lorsque celle-ci complimentera notre aristocrate sur ses talents culinaires. Il l’aime. Elle le méprise. On est toutefois loin de la jeune ingénue. On appréciera la répartie étonnante de la colocataire. On assiste alors à une véritable joute verbale d’une grande profondeur.

 

Champagne et or sont les maître-mots de cet ouvrage : je n’ose même pas compter à combien de reprises ils apparaissent. On vit dans le luxe ou pas… et pour le coup on est dans l’hyper-luxe.

 

Tout se passe dans l’hôtel particulier que notre aristocrate a hérité de ses parents à leur mort (une mort tout à fait improbable). Autre ambiance que celle du luxe, on nage également dans un cadre très religieux, à s’y noyer. Entre éloge de l’Inquisition espagnole et corruption religieuse (eh oui, tout est bon pour se laver de ses péchés), on frôle la saturation.

 

"Tomber amoureux est le phénomène le plus mystérieux de l’univers." (p. 95)

 

Tout à coup, alors qu’elle était persuadée de le détester, Saturnine réalise qu’elle est amoureuse de son hôte. Alors là… on ne comprend pas très bien d’où ça sort. Mais admettons… Cet amour finira par lui ouvrir les yeux. Elle réussira à faire dire à son hôte son secret auquel il tenait tant et lèvera le voile sur la personnalité somme toute complexe (mais passionnante) d'Elmirio.

 

Je n’en dirai pas plus concernant l’histoire. Seulement que la fin m’aura laissé un goût amer d’attendu et d’inachevé. Je m’attendais à la fin mais la toute dernière phrase me laisse pantois…

 

Enfin, au dévoilement du secret, j’ai comme un parallèle qui s’est fait automatiquement avec "Le Parfum" de Süskind, sauf qu’il ne s’agit pas là de recherche de la fragrance parfaite mais d’une autre alliance parfaite.

 

Dans tous les cas, si je suis partagé sur ce livre, je dois bien avouer qu’il est efficace, qu’il se lit bien et avec plaisir même si on reste un peu sur sa faim.

En attendant la prochaine rentrée littéraire, bonne lecture.

Fortun Drouin a posté le 1 janvier 2017 à 06h45

(page 15 : vient à la fin du livre, j’ai découvert le terme cuirait très drôle) . ayant été plutôt déprimé par les derniers opus, j’attendais la résurrection de mon écrivaine favorite...

J'alerte Mathilde Godin a posté le 1 octobre 2012 à 17h42

J'ai aimé ce livre comme tout ceux qu’Amélie Nothomb a écrit d'ailleurs. Mais je dois dire que celui m'a aussi laissé sur ma faim... Une fin trop rapide, trop bâclée, on en demande encore !! Par contre j'ai accrochée dès la première page du livre, je l'ai lu aussi d'une traite... Trop court, dommage...

Julien Chadeyron a posté le 1 octobre 2012 à 18h00

Tout à fait d'accord!

surya surya a posté le 28 août 2012 à 08h53

Merci du spoiler....C'est bien de le preciser avant la lecture ...parceque dire ''Enfin, au dévoilement du secret, j’ai comme un parallèle qui s’est fait automatiquement avec "Le Parfum" de Süskind,''....on peut comprendre un peu.





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